Les Contes de Tano Kan
Conte 8 — Les huit calebasses de l’entraide

🔊 Ouverture rituelle
Bé flè mi Tano Kan.
🌙 Mise en ambiance
La nuit était douce et large comme une calebasse ouverte.
Le feu lançait une lumière ronde,
et les voix du village s’étaient calmées.
Tano Kan posa lentement une calebasse,
puis une autre…
jusqu’à en poser huit devant les enfants.
— Ce soir, dit-il,
nous allons parler de l’entraide.
🫙 Le conte
Dans un village baoulé,
les femmes revenaient de la rivière.
Elles portaient de lourdes calebasses pleines d’eau.
Un jeune garçon regardait.
Il vit une femme fatiguée.
Puis une autre.
Puis encore.
Alors il proposa son aide.
Il porta une calebasse.
Puis deux.
Puis trois…
jusqu’à ce que huit calebasses arrivent au village.
Quand l’eau fut versée,
personne n’était épuisé.
La grand-mère du village dit alors :
— Une seule personne se fatigue vite.
Mais quand les bras se multiplient,
la charge devient légère.
Le garçon sourit.
Il comprit que l’on est plus fort
quand on ne porte pas seul.
🌱 Le mot baoulé du conte
Mot du jour :
-
Baoulé : Mɔcuɛ
-
Français : Huit
👉 Quand il y a huit choses,
les Baoulé disent Mɔcuɛ.
🔢 Comptons avec Tano Kan
Aujourd’hui, comptons jusqu’à 8 :
-
Konh → 1
-
N’gnonh → 2
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N’sanh → 3
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N’nan → 4
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N’nun → 5
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N’siɛn → 6
-
N’so → 7
-
Mɔcuɛ → 8
Dis-le tranquillement :
Konh… N’gnonh… N’sanh… N’nan… N’nun… N’siɛn… N’so… Mɔcuɛ.
💬 Le message de Tano Kan
👶🏾 Pour les enfants
Quand on s’aide,
tout devient plus facile.
👴🏾 Pour les grands
L’entraide n’est pas un geste isolé.
C’est une force collective
qui se construit pas à pas.
🪶 Ainsi parle Tano Kan.




